« Il a fallu qu’il s’en aille ! » Graeme Allwright

Graeme Allwright m’accompagne depuis tant et tant d’années … que j’ai oublié quand cela a commencé !
Sa disparition le 16 février 2020 à 93 ans n’a pas fait de gros titres dans les médias, un peu à l’image de sa carrière, plutôt discrète et en marge du show bizz ! 
Mais quand j’ai commencé à parler autour de moi de ce projet d’émissions sur Graeme que des « oh » , « ah oui, tiens moi au courant » , « j’adore » et le plus souvent « ça me rappelle les sorties scolaires (…) les soirées autour d’un feu de camp » …
Pas d’hommage national non plus … et c’est sans doute tant mieux , on a évité les discours sirupeux et les superlatifs grotesques ! Moi je garde pour toujours l’image et la voix d’un  « étranger » venu de l’autre bout du monde : véritable troubadour ou globe trotter qui portait loin et depuis longtemps un amour de la langue française avec un accent savoureux , un esprit rebelle , frondeur et humaniste.
Je ne suis pas doué pour les hommages donc je vous propose plutôt d’écouter  l’artiste, le saltimbanque, le chantre de la liberté …. Pour cela, comme d’habitude (!!) beaucoup de chansons originales et de reprises …
Car Graeme Allwright s’était fait une spécialité de se « glisser dans les mots des autres » comme il aimait à le répéter : Leonard Cohen et Bob Dylan bien sûr mais aussi des ‘folk’ ou ‘protest’ singers comme Pete Seeger, Woody Guthrie ou Tom Paxton et tant d’autres poètes ou textes moins connus de tous les continents du viet nam, de la réunion ou de bretagne … sans oublier sa traduction en anglais de chansons de Georges Brassens en 1985 !
Pour servir de fil rouge entre ces chansons originales ou ces multiples reprises, je vous propose de larges extraits d’une interview réalisée en 2015 pour l’émission de radio « A voix nue » de France Culture  en 5 épisodes de 28 minutes. Producteur et interviewer Victor Macé de Lépinay, Réalisatrice Laurence Millet et avec la collaboration de Claire Poinsignon. Vous pouvez les réécouter en intégralité ICI

Ecoutez la ballade …

La première émission autour de Graeme Allwright et sa jeunesse en Nouvelle Zélande.
Pour commencer, je vous propose une des chansons – parmi les plus connues – qui m’a inspiré le titre de cette série d’émissions : « Il faut que je m’en aille » reprise par Pigalle.
Ensuite dans l’ordre d’apparition : « Je perds ou je gagne » et la Vo « Blues run the game » de Jackson C Franck par Simon et Garfunkel, « J’m’envolerai » en public avec Steve Waring et la VO « I’ll fly away » hymne protestant de Brumley par Alison krauss Gillian Welch pour la BOF du film « O brother » , « Deux jeunes frères » (d’après « Two brothers » de Irving Gordon) , « Johnny » (chanson originale) , « ça je ne l’ai jamais vu » et la VO « seven drunken nights » par the dubliners , « Jusqu’à la ceinture » et la VO « Waist in the bugg muddy »de et par Pete Seeger , « le trimardeur » mixé avec la VO « hard travelin' » avec Woody Guthrie l’auteur compositeur, Graeme Allwright, Babord Amures et Bob Dylan , « La ligne Hollworth » (chanson originale avec des paroles John Napper ) et pour terminer cette première traversée un air traditionnel (écossais , irlandais) « the water is wide » traduit en « la mer est immense » ….

https://www.ina.fr/video/I08066305/graeme-allwright-le-trimardeur-video.html

La 2ème émission : l’arrivée en Europe, la France, l’amour, les voyages
La 3ème émission : les débuts dans la chanson, le succès … et leonard cohen !